mercredi 3 janvier 2007

Fiche de lecture n°5 : La bibliothèque tout électronique

Présentation de l'article


Titre de l’article : « La bibliothèque tout électronique »

Auteur : Norman D. Stevens

Source : BBF 2006, t.51, n°4.


Résumé

De tous temps les bibliothèques se sont adaptées aux nouvelles technologiques qui voyaient le jour dans notre société. Aujourd’hui ce sont les nouvelles technologies de l’information qui sont de plus en plus importantes au sein des bibliothèques.

En décembre 2000, l’Université Ezra Beesley (EBU) chargea l’Institut Molesworth de faire les plans de sa nouvelle bibliothèque. L’université recevra ses premiers étudiants en 2008 et l’université souhaite être équiper informatiquement pour baisser les coûts de ses étudiants tout en gardant le meilleur niveau possible ainsi les manuels scolaires ne seront pas utilisés dans cette université.

Il a été décidé que la bibliothèque ne contiendrait ni livres, ni imprimés cela comprend aussi les films, enregistrement sonore…. Le papier sera complètement absent de cette bibliothèque sous aucune forme « seuls les organiseurs, ordinateur portable et les appareils électroniques personnels ne consommant pas de papier pourront être utilisés pour introduire des informations dans l’enceinte du bâtiment ».

Ensuite les débats se sont tournés vers le type de collections disponible au sein de la bibliothèque. Elles seront composées des ressources électroniques disponibles en ligne ou pas. Elles pourront être consultées sur place (à l’aide d’un ordinateur) ou bien à distance selon les droits disponibles afin que les étudiants puissent y avoir accès à l’université ou bien à partir de chez eux. Pour les documents non numériques, encore sous format papier, ils seront numérisés dans un site indépendant de la bibliothèque, un ordinateur sera réservé à cet effet ainsi que pour la mise à jour des sites Internet et ressources électroniques disponible à la bibliothèque.

Etant donné l’absence de documents papiers, la bibliothèque adoptera un schéma 365/24/7Ó(7 jours sur 7, 24 heures sur 24, 365 jours par an), son seul jour de fermeture sera le 29 février. Les coûts de fonctionnement et salarial seront moins important que pour une bibliothèque traditionnelle car un certains nombreux de postes normalement réservés au traitement des documents papier seront supprimés à cause de leurs inutilités. La bibliothèque sera composé de seulement dix employés qui couvriront un large domaine de compétence. Autre point important « il n’y aura ni administratifs ni personnel d’encadrement, pas non plus d’organigramme officiel » c’est-à-dire chaque employé pourra faire des propositions pour les décisions importantes et chacun aura la possibilité de valider des choix pour la bibliothèque.

Si cette bibliothèque est encore un fantasme, elle a pour but de réunir en un même lieu l’ensemble des ressources électroniques disponibles et de les rendre facilement accessible.

Avis


Cet article est intéressant car il montre que l’avenir des bibliothèques est peut-être dans le tout électronique. Plus de papier, ni d’imprimés seulement des ordinateurs pour accéder à l’information. C’est sûrement l’expansion d’Internet et des multiples ressources accessibles uniquement en ligne qui ont donné l’idée de cette bibliothèque.

Cependant on peut penser que cette bibliothèque est encore utopique car le papier à encore une place importante et il n’a pas encore disparu. De plus je pense que le métier de bibliothécaire ne peut pas être supprimé aussi facilement (comme le dit l’article) car même si les documents seront seulement électroniques, il faudra malgré tout les classer et les organiser.

Ainsi cet article met l’accent sur la possibilité d’évolution des bibliothèques pour les années à venir.

mardi 2 janvier 2007

Fiche de Lecture n° 4 : Le réseau des bibliothèques numériques

Présentation de l’article

Titre de l’article : « Le réseau des bibliothèques numériques » Chapitre 5

Auteur : Marie Lebert

Source : Le livre 010101 (1998-2003)


Résumé

La plupart du temps les bibliothèques numériques sont fondées à partir de documents papier numérisés. La numérisation peut être effectuée de deux façons différentes : par mode image ou par mode texte.

La numérisation en mode texte consiste à scanner chaque page du texte puis de vérifier manuellement l’exactitude du texte numérisé et de le corriger en cas de faute. Pour les documents anciens la numérisation se fait ligne par ligne mais la présentation originale du texte n’est pas conservée. La numérisation en mode texte est longue et coûteuse mais elle permet l’indexation, la recherche et l’analyse textuelles. Le projet Gutenberg ou encore la bibliothèque électronique de Lisieux utilisent cette méthode.

La numérisation en mode image consiste à prendre une photographie de la page. Gallica utilise cette méthode mais seulement pour les tables des matières, les sommaires et légendes car si la présentation du texte est intacte, cette solution ne permet pas l’OCR, c’est-à-dire la recherche de mots au sein du texte.

Pour Pierre Schweitzer, le concepteur de Mot@mot, un logiciel de remise en page de fac-similés numériques, les deux modes de numérisation ont leurs avantages et leurs inconvénients, « le choix dépend bien sûr de la nature du fonds à numériser, des moyens et des buts à atteindre ».

Si de plus en plus de bibliothèques pensent à numériser leur ouvrage, le projet Gutenberg, the online books pages et la bibliothèque électronique de Lisieux sont des pionniers en la matière.

Le projet Gutenberg est apparu 1971 alors que Michael Hart décide de convertir des œuvres du domaine public au format électronique pour les mettre gratuitement à la disposition de tous. Le Project Gutenberg est le premier site d’information sur un Internet qui débute véritablement en 1974 et prend son essor en 1983. Lorsque l’utilisation du web se généralise, le Project Gutenberg prend de l’importance et connaît un essor mondial. Au fil des années, des centaines d’œuvres sont numérisées en mode texte de nombreux pays. En 2002, les collections s’accroissent en moyenne de 100 titres par mois. Au printemps 2002, les collections du projet représentent un quart des œuvres du domaine public disponibles sur le web. En octobre 2003, le catalogue comprend 10.000 titres dans plusieurs langues. Le projet Gutenberg souhaite avoir franchi, d’ici 2015, la barre des millions de titres.

Le but de « the Online Book Page » est de répertorier toutes les œuvres numérisées disponibles sur le web. En 2005 et après 10 ans d’existence, le site recense 20 000 textes numérisés.

La bibliothèque électronique de Lisieux voit le jour en juin 1996, sur l’initiative d’Oliver Bogros alors directeur de la médiathèque de Lisieux. En 1999, les 370 ouvrages disponibles en ligne sont des brochures, des œuvres littéraires ou des opuscules documentaires. Les textes sont tapés à la main et lu par le personnel, ce qui explique le choix de textes courts. En 2000, la bibliothèque s’associe avec l’Université de Toronto et lance LexoTor, leur nouvelle base de données qui permet la recherche en ligne ainsi que l’analyse et la comparaison textuelle.

Afin d’informer, d’aider et de créer des sites Internet, les bibliothécaires ont dû évoluer et s’adapter pour devenir des cyberthécaires.

En 1998, Peter Raggett, sous-directeur du centre de documentation et d’information (CDI) de l’OCDE, voit, avec l’expansion d’Internet, la masse d’information devenir de plus en plus importante et le rôle des bibliothécaires évoluer afin d’aider ses utilisateurs à trouver l’information qu’ils recherchent. Et il prévoit les bibliothèques numériques comme un prolongement logique de cette évolution.

En 1999, Bruno Didier, bibliothécaire à l’Institut Pasteur , considère le site Internet l’institut comme indispensable au travail documentaire. Il offre de nouvelles possibilités pour l’accès à l’information mais surtout il est une vitrine vers l’extérieur. Pour les bibliothécaires sont devenus des médiateurs.

En 2000, Bakayoko Bourahima, responsable de la bibliothèque de l’ENSEA (Ecole nationale supérieure de statistique et d’économie appliquée) d’Abidjan, veut mettre en place un site Internet pour son école afin d’en faire une vitrine et pour offrir plus de services aux étudiants. Dans le même temps, Emmanuel Barthe, documentaliste juridique, met en place une liste de diffusion qui à un rôle de médiateur et de lobbying (selon les autorités publiques).

En 2002, Anissa Rachef, bibliothécaire et professeur à l'Institut français de Londres, utilise Internet pour effectuer les travaux documentaires classiques (recherches bibliographiques, commande de livres, courrier professionnel) mais le plus est la mise en place d’un système d’échange d’ouvrages qui permet d’acheminer des livres vers la bibliothèque ou dès à partir de celle-ci.

Avec l’apparition de plus en plus fréquente de bibliothèques numériques, les bibliothèques traditionnelles ne sont-elles pas en danger ?

Il semblerait que pour les bibliothèques nationales et publiques la question ne se pose pas. En effet, elles restent des bibliothèques qui ont pour but la conservation ces documents et en particulier les ouvrages ou objets anciens. Malgré la numérisation de ses derniers, la conservation physique demeure importante pour le patrimoine et l’histoire.

Cependant pour les bibliothèques spécialisées, où l’information récente est la plus importante, la bibliothèque numérique semble être le moyen le plus efficace pour l’accès aux documents.

Avis

Ce chapitre montre les changements à plusieurs niveaux qu’apportent les bibliothèques numériques. Je trouve intéressant de connaître les projets qui furent des précurseurs et de voir que ses projets existent toujours aujourd’hui.

Ce texte apporte beaucoup de précision sur l’évolution du métier de bibliothécaire et de son adaptation avec l’arrivée d’Internet. Je pense que les bibliothécaires ont su s’adapter et s’approprier les nouveaux outils qui s’offraient à eux.

Autre point intéressant, ce texte met en avant le fait que les bibliothèques traditionnelles/physiques ont toujours un avenir. Les lecteurs ne sont pas encore près à lire des œuvres uniquement sur un écran d’ordinateur et le papier tient toujours une place importante dans la lecture.

samedi 30 décembre 2006

Grille d'analyse n°5 : Préhistoire en Vie

Présentation de la collection

Nom de la collection : Préhistoire en Vie

Adresse et date de consultation : http://www.pole-prehistoire.com/index.php consulté le 01 Décembre 2006

Organisme responsable de la collection : le pôle international de la préhistoire, en association avec l’Etat, la région Aquitaine et le département de la Dordogne.

Type de collection : Un ensemble de documents fondateurs, les premiers écrits des préhistoriens au 19ème siècle et au 20ème siècle.

Objectifs de la Collection : Traitant des premières découvertes de sites, ou des réflexions sur l'homme préhistorique, ils s'adressent aux passionnés d'archéologie et d'histoire des sciences, apportant à chacun des textes et une véritable banque d'images... La numérisation des documents est pour permettre la vulgarisation pour une plus large diffusion et la conservation.

Chronologie : En 1998, un groupe de travail " Accès aux documents et numérisation " se met en place. En 2001, le premier lot de numérisation (6 livres ; 12 articles, soit plus de 2600 pages) est effectué.


Organisation de la collection

Type de documents : Des livres et articles, souvent peu accessibles, ont été entièrement numérisés, afin de les diffuser largement au public.

Présentation du fonds : Avec les récentes actualisation le fonds est actuellement composé 150 livres de vulgarisation. Une banque d’image est aussi disponible dans la bibliothèque numérique.

Interrogation de la base de données : les différents documents de la base de données (textes et images) sont accessibles par quatre chemins différents. Tout d’abord grâce à l’onglet « ouvrage et articles » qui permet d’accéder directement aux ouvrages et articles numérisés présents dans la bibliothèque, l’onglet « banque d’image » a la même fonction mais pour accéder aux images de la bibliothèque.

La fonction parcours thématique permet la découverte de la bibliothèque selon trois grandes thématiques : La chronologie des cultures préhistoriques, de la genèse à l'évolution des espèces et l'histoire de la géologie et de la paléontologie. Dans chaque thématique les documents (textuels ou iconographiques) sont regroupés pour un accès plus rapide et facile.

La recherche simple est en deux étapes. Dans un premier temps, on indique le terme recherché et la recherche s’effectue sur l’ensemble de la base de données c’est-à-dire dans les textes, articles et images. Dans un deuxième temps, on nous propose d’affiner la recherche en se concentrant sur les images, les ouvrages ou sur l’ensemble du catalogue.

Enfin, il est possible de faire une recherche multicritères avec des mots de la légende, des mots extraits, par thèmes, par période de la préhistoire, par lieu de la préhistoire et/ou/sauf par élément technique.


Consultation du fonds

Organisation du fonds : le fonds est réparti selon le type de document, texte ou image, puis chaque document est organisé selon leur thème.

La numérisation : dans un premier temps, Les exemplaires originaux sont numérisés en mode " image " puis ce fac-similé numérique est transcrit automatiquement par un logiciel de reconnaissance optique de caractères, donnant lieu à une version électronique en mode " texte ". Les images sont numérisées en même temps que le texte, en haute résolution, puis subissent un traitement leur permettant d'être diffusées sur le web. Une relecture est nécessaire pour s’assurer que la reconnaissance de caractère est correcte.

Visualisation : Pour les images, le document est accompagné par ses informations techniques (format de l’image, largeur, hauteur, compression, taille de l’image…). Il est possible d’ouvrir l’image seule dans une nouvelle fenêtre.

Les ouvrages et articles sont en mode texte, il est donc possible de sélectionner une partie du texte. Les ouvrages sont répartis en chapitre qui sont consultables indépendamment. Nous avons la possibilité d’imprimer le texte et d’envoyer la page à un ami via Internet. Certains mots (spécifique au langage paléontologique) sont expliqués dans un glossaire.

Informations supplémentaires

- Pour chaque document, il est possible de signaler une anomalie orthographique ou en relation avec le site (lien invalide par exemple).

- A partir des documents numérisés, on peut accéder à la notice bibliographique de ce dernier .



Avis :

Cette collection possédant des fonds ayant pour thème la préhistoire est relativement agréable à consulter. L'interface du site est agréable et intuitive. Pour les non-initiés à la préhistoire, ce site est un bon point de départ pour découvrir les ouvrages de référence et des articles de professionnels.

Cependant la navigation au sein de la bibliothèque est parfois compliqué. Lors d'une recherche le résultat n'est pas forcément pertinent et la description des documents n'est pas explicite, malgré la présence des mots-clés.
Mais la qualité des images numérisées et le mode texte (très pratique) pour les ouvrages et les articles permettent à cette collection d'être appréciable.