mercredi 3 janvier 2007

Grille d'analyse n°6 : Canadian Illustrated News


Nom de la collection : Canadian Illustrated News

Adresse et date de consultation : http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/cin/ , consulté le 22 décembre 2006

Organisme responsable de la collection : La Bibliothèque et les Archives nationales du Québec (BANQ)

Type de collection : Illustrations du journal Canadian Illustrated News de 1869 à 1883.

Objectifs de la Collection : « faire découvrir un patrimoine vivant, dynamique et passionnant ».

Chronologie : la dernière mise à jour pour cette collection date du 12 décembre 2006.


Organisation de la collection

Type de documents : les pages numérisées publiées dans le journal sur plusieurs années.

Présentation du fonds : 4 000 illustrations libres de droits qui retrace l’existence du journal de 1869 à 1883.

Numérisation du fonds : Toutes les pages de chaque numéro ont été numérisées en mode image

Indexation : les documents sont indexés à partir de leur date de publication.

Interrogation de la base de données : les documents sont organisés de manière chronologique. Grâce au menu sur la gauche, on choisit l’année recherchée puis le mois et enfin le jour. C’est un menu à plusieurs niveaux qui permet l’accès aux documents. Il est aussi possible de faire une recherche à partir de l’index des illustrations. Le procédé est le même, on choisit une année puis un mois et un jour. Il n’y a pas de recherche par mots-clé car les documents sont seulement indexés à partir de leur date de publication et il serait impossible de trouver les mots clés adéquates pour décrire l’intégralité du journal (qui est composé de plusieurs articles traitant de sujet différent).


Consultation du fonds

Organisation du fonds : les journaux sont classés par date de publication. L’intégralité du journal de la première à la dernière page est disponible au même niveau. Toutes les pages d’un même numéro sont consultables à la suite et pas indépendamment.

Visualisation : Dans un premier temps, une fois le choix du numéro effectué, toutes les pages du journal s’affichent sous forme de vignettes avec le numéro de la page indiqué au-dessus.

Il est possible d’agrandir une page en cliquant dessus. Elle s’ouvre en PDF à l’intérieur de la fenêtre. Il est alors possible de faire des zooms avant/arrière, de faire une sélection de l’image pour la coller dans un autre document et d’enregistrer le document. Il est impossible de faire une sélection de texte ou bien de faire une recherche au sein de la page.

A partir de la page agrandie en PDF, il est possible de feuilleter le journal en passant d’une page à une autre, et à tout moment on peut retourner à la page principale avec les miniatures.


Informations supplémentaires

- Les métadonnées de chaque possible sont visibles, elles indiquent la date de création du document ainsi que l’auteur du document.

- L’histoire du journal est disponible dans la partie « Présentation ». Ils expliquent en quoi ce journal était exceptionnel pour son époque.

- Au sein du site de BANQ, plusieurs autres collections de journaux sont accessibles en ligne.


Avis

Cette collection offre la possibilité d'avoir accès à des journaux vieux de plus de cent ans, elle permet la consultation rapide des différents numéros publiés durant plusieurs décennies. C’est pour ce point que cette collection, ainsi que les autres collections numériques présentes sur le site de BANQ, est intéressante à consulter.
Malgré l'absence de recherche avancée, l'accès aux documents est simple grâce à une arborescence organisée et claire. On peut regretter que la qualité de la numérisation ne permette pas la lecture des informations disponibles sur les pages, ce qui pourrait intéressant.
C'est une collection à voir seulement pour la qualité des illustrations.

Fiche de lecture n°5 : La bibliothèque tout électronique

Présentation de l'article


Titre de l’article : « La bibliothèque tout électronique »

Auteur : Norman D. Stevens

Source : BBF 2006, t.51, n°4.


Résumé

De tous temps les bibliothèques se sont adaptées aux nouvelles technologiques qui voyaient le jour dans notre société. Aujourd’hui ce sont les nouvelles technologies de l’information qui sont de plus en plus importantes au sein des bibliothèques.

En décembre 2000, l’Université Ezra Beesley (EBU) chargea l’Institut Molesworth de faire les plans de sa nouvelle bibliothèque. L’université recevra ses premiers étudiants en 2008 et l’université souhaite être équiper informatiquement pour baisser les coûts de ses étudiants tout en gardant le meilleur niveau possible ainsi les manuels scolaires ne seront pas utilisés dans cette université.

Il a été décidé que la bibliothèque ne contiendrait ni livres, ni imprimés cela comprend aussi les films, enregistrement sonore…. Le papier sera complètement absent de cette bibliothèque sous aucune forme « seuls les organiseurs, ordinateur portable et les appareils électroniques personnels ne consommant pas de papier pourront être utilisés pour introduire des informations dans l’enceinte du bâtiment ».

Ensuite les débats se sont tournés vers le type de collections disponible au sein de la bibliothèque. Elles seront composées des ressources électroniques disponibles en ligne ou pas. Elles pourront être consultées sur place (à l’aide d’un ordinateur) ou bien à distance selon les droits disponibles afin que les étudiants puissent y avoir accès à l’université ou bien à partir de chez eux. Pour les documents non numériques, encore sous format papier, ils seront numérisés dans un site indépendant de la bibliothèque, un ordinateur sera réservé à cet effet ainsi que pour la mise à jour des sites Internet et ressources électroniques disponible à la bibliothèque.

Etant donné l’absence de documents papiers, la bibliothèque adoptera un schéma 365/24/7Ó(7 jours sur 7, 24 heures sur 24, 365 jours par an), son seul jour de fermeture sera le 29 février. Les coûts de fonctionnement et salarial seront moins important que pour une bibliothèque traditionnelle car un certains nombreux de postes normalement réservés au traitement des documents papier seront supprimés à cause de leurs inutilités. La bibliothèque sera composé de seulement dix employés qui couvriront un large domaine de compétence. Autre point important « il n’y aura ni administratifs ni personnel d’encadrement, pas non plus d’organigramme officiel » c’est-à-dire chaque employé pourra faire des propositions pour les décisions importantes et chacun aura la possibilité de valider des choix pour la bibliothèque.

Si cette bibliothèque est encore un fantasme, elle a pour but de réunir en un même lieu l’ensemble des ressources électroniques disponibles et de les rendre facilement accessible.

Avis


Cet article est intéressant car il montre que l’avenir des bibliothèques est peut-être dans le tout électronique. Plus de papier, ni d’imprimés seulement des ordinateurs pour accéder à l’information. C’est sûrement l’expansion d’Internet et des multiples ressources accessibles uniquement en ligne qui ont donné l’idée de cette bibliothèque.

Cependant on peut penser que cette bibliothèque est encore utopique car le papier à encore une place importante et il n’a pas encore disparu. De plus je pense que le métier de bibliothécaire ne peut pas être supprimé aussi facilement (comme le dit l’article) car même si les documents seront seulement électroniques, il faudra malgré tout les classer et les organiser.

Ainsi cet article met l’accent sur la possibilité d’évolution des bibliothèques pour les années à venir.

mardi 2 janvier 2007

Fiche de Lecture n° 4 : Le réseau des bibliothèques numériques

Présentation de l’article

Titre de l’article : « Le réseau des bibliothèques numériques » Chapitre 5

Auteur : Marie Lebert

Source : Le livre 010101 (1998-2003)


Résumé

La plupart du temps les bibliothèques numériques sont fondées à partir de documents papier numérisés. La numérisation peut être effectuée de deux façons différentes : par mode image ou par mode texte.

La numérisation en mode texte consiste à scanner chaque page du texte puis de vérifier manuellement l’exactitude du texte numérisé et de le corriger en cas de faute. Pour les documents anciens la numérisation se fait ligne par ligne mais la présentation originale du texte n’est pas conservée. La numérisation en mode texte est longue et coûteuse mais elle permet l’indexation, la recherche et l’analyse textuelles. Le projet Gutenberg ou encore la bibliothèque électronique de Lisieux utilisent cette méthode.

La numérisation en mode image consiste à prendre une photographie de la page. Gallica utilise cette méthode mais seulement pour les tables des matières, les sommaires et légendes car si la présentation du texte est intacte, cette solution ne permet pas l’OCR, c’est-à-dire la recherche de mots au sein du texte.

Pour Pierre Schweitzer, le concepteur de Mot@mot, un logiciel de remise en page de fac-similés numériques, les deux modes de numérisation ont leurs avantages et leurs inconvénients, « le choix dépend bien sûr de la nature du fonds à numériser, des moyens et des buts à atteindre ».

Si de plus en plus de bibliothèques pensent à numériser leur ouvrage, le projet Gutenberg, the online books pages et la bibliothèque électronique de Lisieux sont des pionniers en la matière.

Le projet Gutenberg est apparu 1971 alors que Michael Hart décide de convertir des œuvres du domaine public au format électronique pour les mettre gratuitement à la disposition de tous. Le Project Gutenberg est le premier site d’information sur un Internet qui débute véritablement en 1974 et prend son essor en 1983. Lorsque l’utilisation du web se généralise, le Project Gutenberg prend de l’importance et connaît un essor mondial. Au fil des années, des centaines d’œuvres sont numérisées en mode texte de nombreux pays. En 2002, les collections s’accroissent en moyenne de 100 titres par mois. Au printemps 2002, les collections du projet représentent un quart des œuvres du domaine public disponibles sur le web. En octobre 2003, le catalogue comprend 10.000 titres dans plusieurs langues. Le projet Gutenberg souhaite avoir franchi, d’ici 2015, la barre des millions de titres.

Le but de « the Online Book Page » est de répertorier toutes les œuvres numérisées disponibles sur le web. En 2005 et après 10 ans d’existence, le site recense 20 000 textes numérisés.

La bibliothèque électronique de Lisieux voit le jour en juin 1996, sur l’initiative d’Oliver Bogros alors directeur de la médiathèque de Lisieux. En 1999, les 370 ouvrages disponibles en ligne sont des brochures, des œuvres littéraires ou des opuscules documentaires. Les textes sont tapés à la main et lu par le personnel, ce qui explique le choix de textes courts. En 2000, la bibliothèque s’associe avec l’Université de Toronto et lance LexoTor, leur nouvelle base de données qui permet la recherche en ligne ainsi que l’analyse et la comparaison textuelle.

Afin d’informer, d’aider et de créer des sites Internet, les bibliothécaires ont dû évoluer et s’adapter pour devenir des cyberthécaires.

En 1998, Peter Raggett, sous-directeur du centre de documentation et d’information (CDI) de l’OCDE, voit, avec l’expansion d’Internet, la masse d’information devenir de plus en plus importante et le rôle des bibliothécaires évoluer afin d’aider ses utilisateurs à trouver l’information qu’ils recherchent. Et il prévoit les bibliothèques numériques comme un prolongement logique de cette évolution.

En 1999, Bruno Didier, bibliothécaire à l’Institut Pasteur , considère le site Internet l’institut comme indispensable au travail documentaire. Il offre de nouvelles possibilités pour l’accès à l’information mais surtout il est une vitrine vers l’extérieur. Pour les bibliothécaires sont devenus des médiateurs.

En 2000, Bakayoko Bourahima, responsable de la bibliothèque de l’ENSEA (Ecole nationale supérieure de statistique et d’économie appliquée) d’Abidjan, veut mettre en place un site Internet pour son école afin d’en faire une vitrine et pour offrir plus de services aux étudiants. Dans le même temps, Emmanuel Barthe, documentaliste juridique, met en place une liste de diffusion qui à un rôle de médiateur et de lobbying (selon les autorités publiques).

En 2002, Anissa Rachef, bibliothécaire et professeur à l'Institut français de Londres, utilise Internet pour effectuer les travaux documentaires classiques (recherches bibliographiques, commande de livres, courrier professionnel) mais le plus est la mise en place d’un système d’échange d’ouvrages qui permet d’acheminer des livres vers la bibliothèque ou dès à partir de celle-ci.

Avec l’apparition de plus en plus fréquente de bibliothèques numériques, les bibliothèques traditionnelles ne sont-elles pas en danger ?

Il semblerait que pour les bibliothèques nationales et publiques la question ne se pose pas. En effet, elles restent des bibliothèques qui ont pour but la conservation ces documents et en particulier les ouvrages ou objets anciens. Malgré la numérisation de ses derniers, la conservation physique demeure importante pour le patrimoine et l’histoire.

Cependant pour les bibliothèques spécialisées, où l’information récente est la plus importante, la bibliothèque numérique semble être le moyen le plus efficace pour l’accès aux documents.

Avis

Ce chapitre montre les changements à plusieurs niveaux qu’apportent les bibliothèques numériques. Je trouve intéressant de connaître les projets qui furent des précurseurs et de voir que ses projets existent toujours aujourd’hui.

Ce texte apporte beaucoup de précision sur l’évolution du métier de bibliothécaire et de son adaptation avec l’arrivée d’Internet. Je pense que les bibliothécaires ont su s’adapter et s’approprier les nouveaux outils qui s’offraient à eux.

Autre point intéressant, ce texte met en avant le fait que les bibliothèques traditionnelles/physiques ont toujours un avenir. Les lecteurs ne sont pas encore près à lire des œuvres uniquement sur un écran d’ordinateur et le papier tient toujours une place importante dans la lecture.